Le cabinet du Dc Hawk est situé dans le Midgrad, dans un quartier peu fréquenté, ni miséreux ni riche. Au bout d’une ruelle se dresse un immeuble de briques usées et délavées, aux fenêtres rayées par des barreaux de fer forgé.
La porte pour entrer est petite, sombre, grinçante - et ne met absolument pas et résolument pas en confiance.
Cependant, l’intérieur du cabinet lui même est plus engageant – depuis le passage éclair d’un patient du Dc Hawk, Raphaël Nightingale, qui s’est improvisé décorateur.
La pièce est basse de plafond et petite, et pourrait être sombre si une lucarne ne laissait entrer des flots de lumière qui joue avec le plancher aux riches reflets rouges. Un agréable parfum d’encens flotte souvent dans l’air, couvrant l’odeur des médicaments et autres mixtures de la propriétaire.
A gauche, une imposante cheminée se dresse, le linteau de bois couverts de bibelots discrets et élégants. Un feu crépite pratiquement en permanence, diffusant une douce tiédeur et une lumière chaude. Devant elle sont placé deux fauteuils de cuirs et une table basse, où une théière à la mode indienne offre ses services. Un épais tapis rouge sombre s’étale à terre, faisant de ce coin salon une sorte d’alcôve aux teintes sanguines, chaude et accueillante.
En face de la cheminée, un bureau de bois noir est encombré d’un certain nombre de papiers, d’un nécessaire à écriture, et de quelques livres. Derrière lui est plantée une énorme bibliothèque, celle-ci littéralement couverte de livres – de médecine bien sûr, mais aussi quelques ouvrages plus rares et plus controversés.
Au fond de la pièce, on distingue une porte entrouverte sur un cabinet de consultation, où une table d’examen est dissimulée par des rideaux blancs.