- Nom : Heargraves
- Prénom : Mary Elisabeth Sofiana
- Sexe : Féminin
- Surnom : Erzébeth
- Age : 755 ans
- Emploi/Rang : riche oisive
- Jugement : Paradis
- Histoire : La mère D’Erzébeth, Sofiana, était une jeune et jolie gitane hongroise qui, après moult pérégrinations à travers l’Europe, avait atterri dans un faubourg miteux de Dublin où elle exerçait ses talents de voyante dans d’obscurs bouges fréquentés par tout ce que la ville comptait de malandrins et de bourgeois venus s’encanailler et dépenser leur fortune en boisson et jolies femmes.
C’est ainsi que Sofiana rencontra le jeune lord O’Connell, un riche fils de famille irlandaise qui avait su passer outre les lois pénales et s’enrichir considérablement.
Si la gitane avait prévu leur rencontre et l’idylle qui s’en suivit, elle ne vit pas la fillette qui résulta de leurs amours, pas plus que la fièvre qui l’emporta lors de l’accouchement, laissant l’enfant à la garde d’un père involontaire qui l’abandonna aux soins d’une nourrice.
Lorsque la fillette fut assez âgée, lord O’Connell recommença mystérieusement à s’intéresser à elle, peut être parce qu’elle ressemblait trait pour trait à sa mère (hormis son teint blanc, seul chose dont elle ait hérité de lui) et réveillait en lui un obscur sentiment de culpabilité.
Cet intérêt vague pour sa fille se transforma bien vite en horreur pure et simple devant les activités d’Erzébeth : elle faisait disparaître ou apparaître de petits objets, lisait l’avenir dans le jeu de tarot de Sofiana, parlait aux oiseaux et passait son temps à la tête d’une petite bande de gamins de son âge, dans les rues crasseuses des quartiers pauvres de la ville.
Il tira Erzébeth de la boue des faubourgs dublinois et l’envoya en Angleterre, dans un riche couvent huppé où des pères fortunés gardaient leurs filles en attente du mariage.
Mais les espoirs de son père furent bien vite déçus : si la jeune fille perdit ses manières de gamine des rues, elle gagna en revanche en hypocrisie et en dissimulation tandis que ses dons, loin d’être réduits, s’en trouvèrent mystérieusement renforcés.
Renvoyée du couvent, Erzébeth fut bien vite mariée à lord Heargraves, un cousin lointain de son père et dont elle se débarrassa au bout de quelques années par une série d’empoisonnements, jouant à merveille les épouses éplorées mais dissimulant sous le voile de deuil un sourire de serpent.
Désespéré par l’attitude de sa fille qui avait prit la tête des affaires de feu son époux, lord O’Connell la déshérita au profit de sa fille légitime, ce qui n’eut pour effet que de redoubler l’activité d’Erzébeth. En gestionnaire avisée, celle-ci s’entoura de personnes de confiance pour gérer sa fortune.
Elle mourut à l'age de cinquante ans dans son manoir des Higlands, quelques années aprés s'être retirée des affaires.
A son arrivée au Purgatoire, elle fut adpotée par une riche famille et ne quitta pas cet univers de luxe et d'opulence qu'elle avait toujours connu.
-Depuis votre arrivée dans le Purgatoire : riche oisive
- Apparence physique : Erzébeth est une jolie jeune femme à l’apparence frêle et douce, au regard innocent et au sourire charmeur.
Elle a de longs cheveux roux et de grands yeux vairons; c’est une sorte de poupée de porcelaine rectifiée à l’encre des songes, à la peau diaphane et au regard hypnotique.
Plutôt petite elle a la taille fine et l’allure paisible et éthérée d’un ange égaré vêtu de ténèbres.
- Habitudes vestimentaires : Erzébeth se vêt ordinairement de noir, de grandes jupes amples et de corsets, et affectionne particulièrement la dentelles, les roses rouges et ne sort jamais sans un grand haut-de-forme noir orné d’un ruban aux couleurs de l’Irlande, son pays natal.
- Qualités : Energique, indépendante, loyale.
- Défauts : Instable, sans scrupules, frivole
- Caractère : Contrairement à ce que laisse présager son apparence, Erzébeth est loin d’être un ange : le mensonge et la dissimulation sont chez elle une seconde nature et son caractère instable ainsi que ses violentes sautes d’humeur lui ont valu la réputation d’être folle, ce qui est à moitié vrai.
Erzébeth renferme en elle son propre contraire : elle est doté d’un caractère exécrable, et pourtant peut faire preuve d’une douceur inattendue et déployer des trésors de patience ; elle méprise ses semblables et accorde peu de cas à la vie humaine mais ne supporte pas la vue du sang ; c’est une femme énergique et pourtant fait toujours preuve d’un sang froid à toute épreuve…
Au final, Erzébeth est un être étrange et fantasque qui n’appartient ni à Dieu ni au Diable, indépendante et fière, qui n’accepte pas l’aide ni la pitié des autres en cas de besoin mais sait malgré tout se montrer loyale et compréhensive envers de très rares personnes auxquelles elle accorde son amitié et parfois sa confiance.
- Possessions : une hôtel particulier et toute la fortune léguée par ses parents adoptifs; un corbeau nommé Nébuchad, une collection de poisons divers et un jeu de tarot.