"Son rire : Un choc en plein ventre ; ces humains sont fascinants. Comment dit-on déjà ? "Vains, divers et ondoyants" ? Cette insconstance effrayante vient qu'ils sont raison et passion mêlés, les deux agissant en synergie, comme pour faire de leur vie une oeuvre d'art. Ils conservent au fond des cavernes le secret de ce qu'ils appellent les beautés, et les enroulent en écharpe le moment venu autour des insignes militaires.
Mais l'intérêt qu'on peut leur porter ne doit être que scientifique ; quand à moi, c'est celui d'un légiste. Cet homme, et il le sait, est mort, dès lors qu'il m'a appellé "camarade", dès lors qu'il s'amuse à naviguer au loin sans penser au voyage de retour, dès lors que de vagues en vagues, il se destine à être chassé par les humains vagissant de la rive des idéalistes.
Pendant un souffle, la ferveur de cette "camaraderie" m'a habité. Langlois saura insuffler vie aux penchants de chaos du peuple grouillant qui l'écoutera comme on écoute le prèche ; quand à agir pour ces idées de liberté, ne lui en demandons pas trop, après tout, c'est d'une foule que nous parlons, et l'humain manque de... maturité politique. Nous avons passé les accords, bientôt, de gré ou de force, le purgatoire résonnera au son du tocsin de la liberté, tant il est vrai qu'elle va être menacée.
"Mon camarade" et moi boirons ensemble à "sa" prochaine victoire. Je ne saisis pas, sans doute, la beauté, mais celle-ci me paraît de quelque chose de bien fantastique, pour pouvoir le rendre si fier qu'il me parle de la sorte... pour lui donner l'illusion de m'être indispensable, de pouvoir s'autoriser à traiter d'égal à égal. Je protégerais ce petit prétentieux qui se promet beaucoup à lui-même... Je protège ceux qui releve de mon "vice"."
- Page écrite puis dechirée par Orgueil, alors à combattre l'influence de l'Opium l'envahissant peu à peu, au retour dans sa tour d'ivoire -